Quand pareils à de pâles chevaux de tristesse
Les nuages ont glissé des collines malheureuses,
Et emporté les rires, l'allégresse
Et dans leurs doigts griffus de glace brumeuse,
Ils ont figé les sanglots des mères, les cris des pères,
Et les souris des jeunes enfants dans le matin,
Jetant sur tous ces visages creux et amers,
La marque indélébile d'un morne chagrin.
Peu à peu les neiges ont pris les membres et le sang,
Jetant sur les villages et les prés un froid suaire,
Unissant à jamais ces pauvres amants,
Arrachant les souffles des bouches des grands pères.
Voici venir le temps de l'Hiver sinistre,
Au manteau de deuil gris et de glace triste.
Ce poème est bien mieux que ma modeste photo, cher Prince! ^^
RépondreSupprimerTu es bien trop modeste... Ou alors tu n'es pas sérieuse... J'en suis rouge de confusion.
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