jeudi 5 janvier 2012

Vers les possibles

J'ai longtemps cherché, parmi des trombes d'eau froide,
Un chemin moins boueux que celui des mortels,
Et par delà les aurores aux lueurs irréelles,
Mes pas ne soulevaient que la poussière des dryades.

Parmi des forêts d'émeraude où les cauchemars
Enlaçaient de leurs bras noirs les rêves fous,
Des voix anciennes et magiques me prirent par le cou,
Asphyxiant mes sanglots dans les nénuphars,

Entre les arbres immenses, se dressait un grand monstre,
Dragon paré des plumes du paon, il chantait
Une douce complainte, d'une voix éthérée,
Et ainsi disparurent la peur et la honte.

dimanche 1 janvier 2012

Licht

Comme je descendais la rue vers le Sud immense et lointain,
Le soleil déjà blettissant jetait sur les flancs des collines
Une lumière fraiche, éclatante, comme des doigts arachnéens,
Glaçant les forêts moussues d'une rêverie de naphtaline.

Et autour de ces pics montagneux dormaient paisiblement
Des bandes de nuages étendues avecque langueur et paresse;
Parfois en émergeaient des groupes de corbeaux qui, en croassant,
Gagnaient les cieux d'azur avec une macabre délicatesse.