mardi 13 décembre 2011

Le dragon et la rose

Courir, loin de ces paradis artificiels,
Vers des lendemains mordorés et chatoyants,
Eviter les sourires du Diable ricanant,
Et gagner la table d'or d'anges irréels.

Tout homme amoureux est un monstre fabuleux,
Et j'ai été le dragon à l'haleine soufrée
Bête cornue, au dos de pierre, de nuit ailée,
Mais quittant mes abysses je vis le jour merveilleux.

Point de peur du noir avecque ma rose blanche,
Morceau d'étoile que j'avais pris aux branches
De l'arbre tordu et fier de ma Destinée.

Ascension impossible, infinie, illuminée :
Les lumières de mon âme ne faiblissent pas,
Plus de chagrins, plus de larmes dans mon cœur : me voilà.

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