jeudi 29 décembre 2011

De la boue et de la vanité

Des cris, parmi les nuages de cendres, qui hurlent,
Et des volutes de fumées, chargées de souffre,
S'élevant de trous profonds comme des gouffres,
Et ces millions de vers qui rampent et qui pullulent.

Nulle lumière sur ce champ de bataille triste,
Où le pâle cavalier de la Mort décharnée,
A passé sa charrue rouillée pour moissonner,
Laissant dans l'air un parfum doucereux, sinistre.

Mille épées et lances gisant dans la boue sale,
Et tandis que retombe la fièvre animale,
Rougeoyante furie, les charognards crient,

Appelant au festin macabre leurs amis,
Tandis que sous un soleil de sang s'éteignent,
La vanité cruelle de l'homme et son orgueil hautain.

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