Grande, belle dame au teint si pâle et bletissant!
Alors dans ton regard froid et opalescent,
Je devine cette angoisse du temps qui s'écoule,
Dans l'amertume de tes larmes grises qui roulent.
Quelle fée maligne, ou quel esprit des bois noirs
A pris possession de toi aux lumières du soir?
Pourquoi une telle lueur dans tes yeux de pierre?
Ce cœur doux et aimant n'est il plus que désert?
Ivre de sang, tu sombres dans l'ébauchement sinistre,
Cruauté oblivieuse des mortes passions tristes;
Le sang virginal te semble parégorique.
Salutaire nectar de vie et de beauté,
Et tu cours, comtesse, à une fin bien tragique!
Ton âme se balance, entre Styx et Léthé.
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