samedi 24 décembre 2011

Oubli

Bien des averses et des brumes m'ont traversé
Et les nuages roses de l'Holocauste sont morts
Quand tes grands yeux cristallins ont déserté
Le campement de mon cœur comme des soldats d'or

J'ai oublié ton sourire dans d'autres « je t'aime »
Et j'ai fait fi de ton parfum de Circé
Que j'ai jeté dans les plus lointains des déserts
Les condamnant à l'oubli et à l'anathème

Mes oreilles ne connaissent plus ta voix douce
Prélat de la perfidie et de l'horreur
Qui me menât au fil des heures

Jusqu'à la potence, pris par de grandes secousses
Enfer, écueil, ou même gloire, que m'importent?
Je ne veux qu'une chose : que tu partes, que tu sortes!

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